PARTAGEZ VOTRE EXPÉRIENCE

Parce que chaque parcours compte, nous vous invitons à partager votre expérience en lien avec la culture en prison via le formulaire ci-dessous. Que vous soyez intervenant·e culturel·le, membre du personnel pénitentiaire, (ancien·ne) détenu·e ou proche, votre témoignage a toute sa place. Il permettra de donner une voix à celles et ceux qu’on entend peu, et de mettre en lumière la diversité des vécus, des initiatives et des convictions.

Ces récits sont essentiels pour compléter les voix déjà présentes dans notre projet, illustrer la pluralité des situations, et permettre à chacun·e de se sentir écouté·e. Plus ces témoignages seront nombreux, plus notre démarche gagnera en force et en légitimité pour faire avancer l’accès à la culture en prison. Merci d’ajouter votre voix pour oeuvrer vers une offre culturelle reconnue en milieu carcéral.

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VOS TÉMOIGNAGES

 

Retrouvez ici une sélection de témoignages reçus via notre formulaire.
Ces récits reflètent la richesse et la complexité des expériences liées à l’accès à la culture en prison. Leurs mots éclairent les réalités du terrain, portent des messages forts, et nous rappellent l’importance de faire de la culture un droit pour tous·tes, y compris en détention.

Ex-détenu·e

En prison, on perd son humanité : on devient un numéro, une fonction. Mais le théâtre fait entrer un peu d’imaginaire et d’humanité là où il n’y en a plus. Les gens dehors ne peuvent pas imaginer ça.

Ex-détenu·e

Les activités artistiques m’ont permis de ne pas rester à la place où le système veut nous maintenir : juste un détenu, presque un animal. Ça m’a redonné une part de dignité.

Ex-détenu·e

Les ateliers nous font nous redécouvrir, mais aussi voir les autres différemment. On ne se regarde plus tout à fait pareil dans la cour ou en cellule après avoir partagé ça.

Personnel pénitentiaire

Un détenu m’a raconté avoir dû négocier pendant des mois pour faire entrer sa guitare. En prison, on prive souvent les personnes de ce qui les anime, alors qu’on prétend vouloir les réinsérer.

Personnel pénitentiaire

Après un atelier théâtre, iels sortent avec des étoiles dans les yeux, transformé·e·s. Mais faute de régularité, l’élan s’essouffle vite. Ce genre d’activité devrait être plus fréquent.

Personnel pénitentiaire

Les ateliers permettent aux détenu·e·s de s’exprimer, de créer du lien, d’extérioriser ce qu’iels gardent en elleux. Ils révèlent des passions, des talents, une humanité parfois oubliée.

Personnel pénitentiaire

La culture n’est pas totalement absente des prisons, mais elle reste en marge. Elle est trop souvent perçue comme un bonus, alors qu’elle devrait être considérée comme un droit.

Intervenant·e culturel·le

Lors de notre première demande de matériel, tout était rayé “interdit”. C’est à force de discussions qu’on a pu faire entrer quelques outils… Ce qu’on propose dépend toujours de ce qu’on a le droit d’amener.

Intervenant·e culturel·le

Pour certain·e·s agent·e·s, moins il y a d’activités, mieux c’est : moins de déplacements, moins de complications. Proposer des ateliers demande un effort logistique qu’iels ne sont pas toujours prêt·e·s à fournir.

Intervenant·e culturel·le

Les ateliers recréent du lien social dans un lieu où tout est figé. Ce sont des rares moments où les détenu·e·s peuvent décider, choisir, reprendre un semblant de pouvoir sur leur quotidien.

Intervenant·e culturel·le

J’avais des préjugés sur les agent·e·s pénitentiaires, puis j’ai compris que leur position est aussi dure. Elleux aussi sont enfermé·e·s 8 heures par jour, dans un système qu’iels subissent.

Autres

À la Foire du Livre, le texte du détenu primé m’a bluffée. On voit que ces ateliers ne sont pas juste là pour les occuper : il y a un vrai engagement artistique derrière.

Autres

En découvrant les clips de Murmuziek, j’ai vu des artistes à part entière, pas juste des détenu·e·s qui font de la musique. Iels m’ont semblé proches, ordinaires… et c’est ça qui m’a surprise.